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Ramon Casas, le premier hipster à l’affiche

11 mai 2016 à 13:31

L’année 2016 marque les 150 ans de la naissance du peintre-affichiste, figure de proue de l’Art Nouveau catalan. Happy hipster year senyor Casas !

Les affiches pour les marques Anis del Mono c’est lui.  Pour Codorniu, Cigarrillos París et Chocolate Amatller, c’est encore lui, le Alfons Mucha catalan. Ramon Casas ( 1866-1932) se retrouve cette année sous les projecteurs d’une date anniversaire qui célèbre les 150 ans de sa naissance à Barcelone. Avec Antoni Gaudi, il demeure celui qui incarne encore aujourd’hui le mieux l’Art Nouveau catalan. Contrairement au caractère pieux et conservateur de l’architecte de la Sagrada Familia, Casas affiche une attitude « hipster » centenaire ! Si être moderne, c’est être associé à la bourgeoisie, c’est écouter de la musique indie et alternative, c’est porter des vêtements hors des codes, c’est défendre des politiques progressistes et porter une barbe bien épaisse et bien taillée, alors Ramon Casas était un hipster en bonne règle. Sauf que la modernité se définissait par rapport aux véhicules que l’on conduisait, à son appartenance à la bourgeoisie avec cette capacité à casser les normes sociales.

Marqueur de tendances

En ce sens, Casas était l’exemple parfait d’un style vestimentaire singulier et d’un physique à contre-courant. Prescripteur de mode, marqueur de tendances, amateur de nouveautés, le peintre avait osé épouser Julia Peraire, sa muse, son modèle. Alors qu’elle n’était que vendeuse de billets de loterie et de cigarettes. Icône de la modernité, Casas est célébré par plusieurs lieux et musées de Catalogne. Au Museu del Modernisme de Barcelona, l’exposition  « La Vida moderna » réunit 130 de ses oeuvres, et de nombreux documents jamais montrés, issus de collections privées. L’exposition est prolongée jusqu’au 3 juillet 2016. Les visites guidées du musée sur les pas de Casas dans la ville de Barcelone, sont particulièrement recommandées. Au MNAC, du 30 juin au 31 octobre 2016, sont montrées les ombres chinoises réalisées aux Quatre Gats. C’est cette brasserie fondée en 1897 qui deviendra le centre névralgique de l’Art Nouveau catalan. Là où convergent artistes et personnalités de la ville. Là où Casas s’illustre dans l’art du portrait. A Sitges, ville natale de son ami le peintre Santiago Russinol, Ramon Casas sera honoré par le Museu de Maricel qui lui consacre une superbe rétrospective du 10 novembre 2016 au 19 février 2017.

 

Au MACBA, au Museu del Modernisme et au Museu de Maricel. 

 

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